Essences précieuses

Nos terroirs sont propices à la culture d'essences nobles comme le chêne, le noyer et le cerisier (liste non exhaustive). Des soins appropriés auront un effet tangible sur l'accroissement et sur la qualité du bois.

Le noyer

noyers penthalaz

Le noyer est une essence qui aime avoir la "tête au soleil et les pieds au frais". Autrement dit, il a besoin de lumière, d'un sol profond et bien drainé. Il pousse relativement vite et en 60 ans, son diamètre peut atteindre 70 à 80 cm. Il existe plusieurs variétés dont le noyer commun que nous connaissons tous pour ses délicieuses noix. Il est très sensible au gel et à un chancre qui attaque surtout les vieux sujets.
Les variétés de noyers à bois sont pour la plupart importées d'Asie ou d'Amérique du Nord. Le plus répandu est le noyer noir. Un hybride (noyer noir et noyer commun) a été développé. Plusieurs parcelles ont été plantées en noyer hybride dans le nord vaudois et dans la vallée du Rhône.

Ci-contre, une allée de noyers hybrides dans les forêts de la commune de Penthéréaz (VD).

On peut le planter en forêt, mais il doit être protégé de la dent des ongulés et de la concurrence des autres arbres et des buissons. Pour assurer une bonne qualité de bois, un élagage des branches inférieures doit être pratiqué dès la 5ème année durant la lune montante du mois de juin (à cause de la cicatrisation).

Publication d'un article sur la culture du noyer en forêt Etude projet Noyers du 8ème arrondissement vaudois

Le chêne

Quel arbre est plus majestueux, plus imposant? Le chêne a précédé et fait partie de la vie de l'être humain jusqu'à aujourd'hui. Il lui survivra certainement. Sa durabilité a fait qu'il a été massivement utilisé pour la construction, notamment pour la poutraison des bâtiments, des bateaux et des ponts, ce qui a causé sa disparition quasi totale du bassin méditerranéen. Tout est bon sur le chêne, puisqu'on utilise son écorce pour l'extraction du tanin et ses branches pour le bois de feu et la fabrication du charbon. Dès le 19ème siècle, les chemins de fers, alors en pleine expansion, utilisent le chêne pour les traverses, ce qui a eu rapidement une incidence sur la composition des forêts du plateau suisse.